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Voici un aperçu des conseils qui nous ont été donnés durant toute la
journée.
Comme vu dans le déroulement de la journée, le matin, nous avons suivi
un cours théorique et l'objectif n'était pas de chercher la performance
mais d'arriver à se créer de nouveaux automatismes et progresser en
cherchant de se rapprocher des limites de la monoplace en toute sécurité.
Comme vous le verrez après ces quelques lignes, il n'est pas possible
de chercher les limites sans avoir le "déclic " et sans comprendre
et mettre en pratique les règles de base du pilotage.

La position de conduite est totalement différente de la position que nous avons lorsque nous sommes dans notre voiture. Comme vous pouvez le remarquer, vous avez le corps pratiquement couché dans le baquet et vos jambes sont à l'horizontale et même, les pieds sont légèrement surelevés par rapport au bas du dos.

Une fois installé, vous pouvez à peine bouger. Il n'y a que les avants-bras et les pieds qui sont mobiles et contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la position est très confortable. Une fois sanglé, on se sent presque dans une bulle.

En ligne droite, quand vous contrôlez parfaitement la monoplace, vos mains doivent occuper sur le volant deux positions diamétralement opposées et ce sur un plan horizontal.

Dans la première portion du freinage, c'est à dire où l'on "tape" sur les freins pour décélérer un maximum la voiture, les deux mains doivent rester sur le volant afin de contrôler la voiture. C'est seulement en fin de freinage pendant le rétrogradage que la main gauche seule contrôle le véhicule. Au moment "d'attaquer" le virage les deux mains doivent impérativement retrouver leur position sur le volant.
Ce type de voiture possède une direction très directe : de la butée droite à celle de gauche, il n'y a qu'un seul tour de volant.
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Le plus dur au début, c'est de comprendre que l'on n'utilise pas le frein moteur tel que nous avons l'habitude de le faire lorsque nous conduisons nos voitures. En langage plus clair, le freinage dois se faire uniquement avec la pédale de frein. Cela parait simple ou évident pour ceux qui ont l'expérience de ce type de véhicule mais quand c'est la première fois que vous testez, cela devient plus délicat.
Par exemple, vous arrivez en bout de la ligne droite à environ 190 km/h
et vous devez freiner sur 100 mètres pour passer le virage à environ
40 km/h et, en même temps, vous devez descendre vos rapports de la 5ème
à la 2ème vitesse.
Imaginez, 100 mètres, c'est pas franchement très long pour faire tout ça.
La question est : Comment faire ?
En théorie, c'est très simple !

Lorsque vous arrivez au point 1, vous écrasez le frein au fond
pour perdre rapidement de la vitesse.Le risque de blocage des roues
est très faible car les roues tournent trop vite.
A la hauteur du point 2, il s'agit de lâcher très légèrement la pression
sur la pédale de frein car à partir de là il y a risque de blocage.
Entre les points 2 et 3, c'est la zone ou vous devez descendre vos rapports.
Au point 3, vous êtes sensé avoir descendu les rapports de boîte et
remettre les deux mains sur le volant pour commencer à entrer dans le
virage.
Jusqu'au point 4 (point de corde), vous gardez toujours le pied sur
le frein en étant le plus proche possible de la limite du blocage des
roues.
A partir du point de corde du virage, vous passez le pied du frein à
l'accélérateur. La transition doit se faire le plus rapidement possible
car ce type de véhicule doit toujours être, dans les courbes, soit en
accélération soit en freinage mais pas entre les deux.

Pour passer d'un vitesse
à l'autre, vous utilisez uniquement votre poignet car les crans entre
chaque rapports de boite sont très courts.
Le problème se situe à deux niveaux :
Le premier, c'est que les rapports de boîte sont inversés par rapport
à nos habitudes et le deuxième c'est qu'il est très difficile d'estimer
sur quel rapport l'on se trouve.

Pour le premier cas, il
n'y a qu'une solution c'est la pratique, et en ce qui concerne la deuxième
difficulté, avant de partir sur la piste, vous pouvez mémoriser le bon
rapport de boîte à enclencher avant chaques courbes.
La gestion de la boîte à vitesses est de loin la partie la plus délicate
à maîtriser durant toute la journée de pilotage.
Petite anecdote : Je voulais descendre sur le troisième rapport et par
mégarde, j'ai enclenché la première. Aie! Là, ça ne pardonne pas, je
peux vous dire que c'est radical comme sensation, c'est le blocage assuré
et le tête à queue...., sans compter la crainte d'avoir explosé la boîte
à vitesses.
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Je me rappelle que l'un
des responsables nous demandait après le breefing si nous étions toujours
contents d'être là. Il y eut un grand silence.... Chacun commencait
à se poser des questions.
Car, il faut bien dissocier le pilotage de la conduite.Si vous conduisez
une monoplace comme votre voiture, vous allez droit dans le bac à sable
si ce n'est pas dans le mur.
Ce n'est pas qu'une façon de parler, il y en a qui ont vraiment testé
!
Avant de chercher la performance, vous devez faire des tours et des
tours avant de pouvoir gérer la totalité des "détails" à syncroniser.
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